Faible taux de testostérone chez les hommes : symptômes, causes et traitement

Publié le
4/6/26
Dernière mise à jour
13/6/2026
Le résumé

Vous vous sentez apathique ou vous remarquez une baisse de votre libido ? Découvrez si un faible taux de testostérone est à l'origine de vos symptômes.

Réponse courte : Un faible taux de testostérone entraîne de la fatigue, une perte de libido et une perte musculaire. Le diagnostic repose sur deux analyses sanguines ainsi que sur les symptômes cliniques. Un traitement par supplémentation en testostérone est efficace, mais uniquement en cas d'hypogonadisme avéré.

Fatigue persistante, baisse de la libido ou sautes d'humeur inexplicables : de nombreux hommes attribuent ces symptômes au stress ou au vieillissement. Pourtant, un faible taux de testostérone peut en être la cause réelle. La testostérone est la principale hormone sexuelle masculine et joue un rôle dans pratiquement tous les systèmes de l'organisme : de la masse musculaire et de la densité osseuse à l'humeur et à la fonction sexuelle. Fellos explique quand votre taux de testostérone est trop bas, comment cela est diagnostiqué et quelles sont les options de traitement.

Quels sont les symptômes d'un faible taux de testostérone ?

Les symptômes d'un faible taux de testostérone sont souvent vagues et se confondent avec ceux d'autres affections, ce qui fait qu'ils passent régulièrement inaperçus. Le symptôme le plus courant est une fatigue persistante associée à un manque d'énergie, même après un sommeil suffisant. De plus, les hommes présentant une carence souffrent souvent d'une baisse de la libido. La baisse de la libido chez les hommes est l'une des plaintes les plus fréquentes en consultation en cas d'hypogonadisme. Des études montrent que la testostérone joue un rôle direct dans l'humeur, la motivation et le bien-être, et qu'une carence entraîne une morosité, une irritabilité et des problèmes de concentration.

Sur le plan physique, un faible taux de testostérone se manifeste par une perte de masse musculaire et une augmentation de la graisse, en particulier au niveau abdominal. En cas de carence prolongée, on observe également une résorption osseuse, ce qui augmente le risque d'ostéoporose. Des troubles de l'érection peuvent également survenir ; bien que les troubles de l'érection dus au stress constituent une autre cause fréquente, une carence hormonale peut être le facteur sous-jacent qui aggrave la situation. Les symptômes étant si diffus, le diagnostic n'est souvent posé qu'après plusieurs années.

Quel est le taux normal de testostérone ?

Chez les hommes adultes, le taux de testostérone totale se situe normalement entre 10 et 30 nmol/L, bien que différents laboratoires utilisent des valeurs de référence légèrement différentes. Une seule mesure hors de cette fourchette ne suffit pas à elle seule pour établir un diagnostic. Ainsi, les directives de l'Endocrine Society stipulent que l'hypogonadisme n'est diagnostiqué qu'après deux mesures sanguines distinctes inférieures à la valeur de référence, associées à la présence de symptômes cliniques.

Le moment de la mesure est crucial : les taux de testostérone suivent un rythme circadien avec un pic marqué tôt le matin. Une prise de sang plus tard dans la journée peut donner une valeur faussement basse. Outre la testostérone totale, la testostérone libre est également importante — il s'agit de la fraction biologiquement active qui n'est pas liée à la SHBG ou à l'albumine. Chez les hommes présentant des taux élevés de SHBG, la testostérone totale peut sembler normale alors que la testostérone libre est trop faible, ce qui explique les symptômes.

Quelles sont les causes d'un faible taux de testostérone ?

Les médecins distinguent deux formes principales d'hypogonadisme. Dans l’hypogonadisme primaire, le problème se situe au niveau des testicules eux-mêmes : lésions dues à une infection, une intervention chirurgicale ou une radiothérapie, anomalies congénitales telles que le syndrome de Klinefelter ou la cryptorchidie. Une revue publiée dans The Lancet décrit ainsi la physiopathologie de l’hypogonadisme primaire comme une perturbation directe de la production de testostérone dans les cellules de Leydig.

Dans le cas de l'hypogonadisme secondaire, le problème se situe plus haut dans l'axe hormonal : l'hypothalamus ou l'hypophyse n'envoie pas suffisamment de signaux aux testicules. Les causes comprennent notamment une tumeur hypophysaire, un traumatisme ou des maladies chroniques. L'obésité joue un rôle particulier : le tissu adipeux transforme la testostérone en œstrogène via l'enzyme aromatase, créant ainsi une boucle de rétroaction négative qui inhibe davantage la production. Outre les causes structurelles, des facteurs liés au mode de vie contribuent également : le stress chronique augmente le cortisol, qui bloque la testostérone, tandis que le manque de sommeil et la consommation excessive d'alcool perturbent l'axe hypothalamo-hypophysaire. Après 30 ans, la testostérone diminue en moyenne de 1 à 2 % par an — un processus graduel qui, en soi, entraîne rarement un hypogonadisme clinique, mais qui, combiné à d'autres facteurs, peut bel et bien provoquer des symptômes.

Comment diagnostique-t-on un faible taux de testostérone ?

Le diagnostic commence par une analyse sanguine : on mesure la testostérone totale, la LH, la FSH et la SHBG. La testostérone libre peut être calculée à partir des taux de SHBG et d'albumine. Comme décrit précédemment, deux prélèvements effectués à des jours différents sont nécessaires, de préférence le matin à jeun. L'American Urological Association recommande ainsi de toujours effectuer un deuxième prélèvement en cas de valeurs anormales avant de confirmer le diagnostic.

La LH et la FSH permettent d'en comprendre la cause : des taux élevés indiquent un hypogonadisme primaire, tandis que des taux faibles suggèrent une cause secondaire. En cas de suspicion d'une affection hypophysaire, un examen d'imagerie complémentaire est réalisé. Le Guide pharmacothérapeutique souligne que le diagnostic ne peut être posé que lorsque des taux sanguins bas s'accompagnent de symptômes correspondants — un taux bas isolé sans symptômes ne justifie pas de traitement.

Quelles sont les options thérapeutiques en cas de faible taux de testostérone ?

En cas d’hypogonadisme avéré, la supplémentation en testostérone est le traitement le plus efficace. Des études cliniques montrent ainsi que la supplémentation améliore la densité osseuse, augmente la masse musculaire, réduit la fatigue et rétablit la libido chez les hommes présentant un déficit avéré. La forme d'administration la plus couramment utilisée aux Pays-Bas est un gel transdermique, tel que l'Androgel. La dose initiale est de 5 grammes de gel (50 mg de testostérone) une fois par jour, à appliquer de préférence le matin en fine couche sur les épaules ou les bras. Après l'application, laisser sécher au moins trois à cinq minutes, puis se laver les mains. Il faut attendre au moins une heure avant de prendre une douche ou de se baigner. Grâce au traitement à la testostérone chez Fellos, vous passez un entretien préliminaire en ligne, après quoi un médecin néerlandais évalue vos résultats sanguins et établit un plan de traitement.

Outre le traitement médicamenteux, des changements de mode de vie peuvent avoir un effet significatif en cas de déficit léger. La perte de poids réduit l'activité de l'aromatase dans les tissus adipeux, ce qui diminue la conversion de la testostérone en œstrogène. Un sommeil suffisant rétablit le pic nocturne de testostérone. La réduction du stress normalise le taux de cortisol, ce qui diminue l'inhibition négative sur la testostérone. Si vous souhaitez retrouver une libido plus forte, il vaut la peine de commencer par modifier votre mode de vie avant de recourir directement à des médicaments.

Quels sont les risques liés au traitement à la testostérone ?

La supplémentation en testostérone est sans danger lorsqu'elle est correctement administrée, mais nécessite une surveillance médicale et des contrôles sanguins périodiques. L'effet indésirable le plus fréquent et cliniquement significatif est la polycythémie : une augmentation du nombre de globules rouges qui accroît le risque de coagulation sanguine. Des analyses sanguines sont donc obligatoires au début et pendant le traitement. En cas d'utilisation prolongée, la production de spermatozoïdes diminue également, car le corps produit moins de LH par le biais d'une rétroaction négative.

Le traitement à la testostérone est absolument contre-indiqué chez les hommes atteints d'un cancer de la prostate ou d'un cancer du sein. Une transmission cutanée à un partenaire ou à des enfants est possible tant que le gel n'est pas complètement sec, ce qui nécessite de la prudence lors de contacts physiques. Le gel de testostérone en tant qu'option thérapeutique est exclusivement destiné aux hommes chez qui un déficit hormonal a été diagnostiqué, et non comme produit de performance ou thérapie anti-âge. En cas de doute quant à son adéquation, consultez toujours un médecin.

Vous reconnaissez-vous dans ces symptômes ? Faites mesurer votre taux de testostérone

Un faible taux de testostérone est une affection qui peut être traitée, à condition que le diagnostic soit correctement posé. Via Fellos, vous passez un questionnaire en ligne, recevez un kit de prélèvement sanguin et un médecin néerlandais évalue si la thérapie à base de testostérone vous convient. Commencez le questionnaire en ligne et découvrez si un déficit hormonal explique vos symptômes.

Sources
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Cet article est uniquement destiné à des fins informatives et ne constitue en aucun cas un avis médical. Les informations qu'il contient ne remplacent pas les conseils d'un professionnel de santé et ne doivent en aucun cas être considérées comme fiables. Discutez toujours des risques et des avantages de chaque traitement avec votre médecin.

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