Les soins numériques ne constituent pas une menace pour la qualité des soins, mais une opportunité.

Publié le
10/2/26
Dernière mise à jour
2/3/2026
Le résumé

Bien que certains prestataires de soins en ligne agissent de manière contraire à l'éthique, les soins numériques offrent justement des possibilités d'alléger la pression qui pèse sur les soins traditionnels. Ils peuvent réduire les obstacles pour les patients qui, autrement, éviteraient de se faire soigner. Une réglementation européenne est nécessaire pour écarter les prestataires malhonnêtes et rendre les soins numériques de qualité plus largement accessibles.

Les soins numériques ne constituent pas une menace pour la qualité des soins, mais une opportunité

Dans le NRC du jeudi 20 février, Sarah Ouwerkerk et Karlijn Saris décrivent clairement comment les pharmacies néerlandaises contournent la loi en collaborant avec des médecins étrangers. Les deux journalistes, se faisant passer pour une personne inexistante, prouvent ainsi qu'il est possible de commander des médicaments soumis à prescription médicale en quelques clics. Les prestataires de soins concernés semblent se soustraire à toute forme de devoir de diligence.

Cela représente un risque considérable pour la santé de ces patients inconscients. Il peut en effet y avoir, entre autres, une contre-indication dangereuse.

Il semble évident que ces brebis galeuses doivent être exclues du secteur des soins de santé.

Toutefois, cette critique repose sur une hypothèse dangereuse, à savoir que tous les prestataires de soins en ligne sont malhonnêtes et que les soins en ligne ne peuvent pas être de qualité. C'est une idée fausse. En réalité, les soins numériques peuvent constituer un complément essentiel à l'offre de soins.

Nous ne pouvons plus nous accrocher à l'idée que chaque demande de soins doit être traitée exclusivement par le médecin généraliste habituel. La réalité est que la pression sur les soins ne fait qu'augmenter. Le vieillissement de la population entraîne une demande croissante de soins, alors que, selon l'Association nationale des médecins généralistes, il existe déjà une « pénurie structurelle et importante » de médecins généralistes. Les longs délais d'attente rendent l'accès aux soins problématique.

S'en tenir au médecin généraliste traditionnel n'apporte aucune solution à la qualité des soins. De plus, les soins numériques semblent ouvrir des voies d'accès aux soins qui ne sont pas possibles avec les soins traditionnels « hors ligne ». Des études montrent ainsi qu'un groupe important de personnes évite le médecin généraliste en raison de tabous ou de gêne. En conséquence, les patients continuent à souffrir de ces troubles. Prenons l'exemple des problèmes sexuels. Une étude de l'université d'Utrecht montre que 9 hommes sur 10 souffrant de problèmes sexuels ne consultent pas leur médecin généraliste, évitent les soins et ont parfois recours à des médicaments illégaux. Ce sont précisément ces troubles que les cliniques en ligne traitent souvent. Ce groupe bénéficierait grandement de la possibilité de recourir à des soins en ligne, à condition qu'ils soient de qualité et conformes aux normes néerlandaises en vigueur.

Compte tenu de cette réalité, la solution proposée par l'IGJ dans l'article du NRC, qui consiste simplement à dire que les patients doivent consulter leur médecin traitant ou leur pharmacien pour obtenir des « conseils médicaux », est donc une fausse solution. L'inspection se montre ainsi aveugle à la réalité. Si les patients n'ont pas accès à des soins en ligne fiables, ils recherchent eux-mêmes des informations via Docteur Google ou des prestataires étrangers peu sûrs. C'est précisément un risque que nous devons éviter.

Les soins numériques en complément de l'offre de soins actuelle ne sont certainement pas un luxe, mais une nécessité absolue.

Cependant, le fait que les soins numériques soient un complément nécessaire à l'offre de soins actuelle ne signifie pas que nous devons laisser les prestataires de soins malhonnêtes agir à leur guise. Une solution solide est nécessaire pour éviter une prolifération des prestataires de soins numériques et un Far West en ligne.

Les Pays-Bas ne peuvent toutefois pas résoudre ce problème de manière isolée. Le marché numérique est par définition transfrontalier et la législation doit donc l'être également. À l'heure actuelle, les patients peuvent facilement commander des médicaments en ligne auprès de prestataires (étrangers), sans évaluation approfondie par un médecin ni surveillance adéquate de l'utilisation des médicaments par un pharmacien.

Nous plaidons donc en faveur d'une législation européenne qui stipule qu'un médecin généraliste ne peut prescrire des médicaments en ligne que si le patient est enregistré dans le même pays que le médecin traitant. En outre, le médecin doit être inscrit dans un registre médical reconnu, tel que le registre BIG aux Pays-Bas.

Nous pouvons également nous inspirer du Royaume-Uni, où une réglementation efficace est déjà en place dans ce domaine. Un organisme de contrôle spécial, la « Care Quality Commission », supervise la qualité des soins fournis en ligne. Cela prouve que les soins numériques peuvent être dispensés de manière contrôlée et responsable. Les Pays-Bas et le reste de l'Europe devraient suivre cet exemple.

Pour y parvenir, il faut comprendre que les soins numériques ne constituent pas une menace pour les soins prodigués par les médecins généralistes, mais une opportunité de les soutenir. Les cliniques en ligne peuvent jouer un rôle crucial dans les demandes de soins moins complexes, à condition que des conditions strictes soient remplies. Cela signifie qu'un médecin inscrit au registre BIG évalue les symptômes, établit un diagnostic et élabore un plan de traitement personnalisé. Les pharmaciens doivent quant à eux garantir la sécurité des médicaments en consultant l'historique médicamenteux actuel.

De cette manière, les soins numériques peuvent contribuer à des soins de santé sûrs et efficaces et éviter que les patients ne restent sans réponse à leurs demandes de soins, à leurs symptômes ou même qu'ils se tournent vers des alternatives illégales. Les soins numériques ne sont pas un substitut ou un remplacement des soins de santé physiques, mais plutôt un complément à ceux-ci.

Sources

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Cet article est uniquement destiné à des fins informatives et ne constitue en aucun cas un avis médical. Les informations qu'il contient ne remplacent pas les conseils d'un professionnel de santé et ne doivent en aucun cas être considérées comme fiables. Discutez toujours des risques et des avantages de chaque traitement avec votre médecin.

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2/3/2026

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